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	<title>Éloïse FOURNIER Avocat Dijon</title>
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	<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr</link>
	<description>Le Cabinet d’avocat FOURNIER est dans le centre historique de DIJON, ses activités sont le droit de la famille, pour vous défendre en cas de séparation, divorce, changement de nom, (...)</description>
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	<title>Éloïse FOURNIER Avocat Dijon</title>
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	<item>
		<title>La parenthèse du bavard #8 :                                          Prestation compensatoire: combien?</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-8-prestation-compensatoire-combien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eloise Fournier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 15:21:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><!-- divi:paragraph -->
<p>« Combien ? » C’est la première question que l’on me pose en consultation dès qu’il est question de prestation compensatoire. Pour la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants, il existe une table de référence indicative publiée par le ministère de la Justice, dont&nbsp;<a href="https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-6-contribution-a-lentretien-et-a-leducation-des-enfants-comment-se-calcule-t-elle/">j’ai expliqué le fonctionnement dans une précédente parenthèse</a>.&nbsp;</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Pour la prestation compensatoire, il n’en existe aucune. Le montant se construit au cas par cas, à partir des critères posés par le Code civil. Cela ne veut pas dire qu’il est imprévisible.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">À quoi sert la prestation compensatoire</h2>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Le divorce met fin au devoir de secours entre époux. L’article 270 du Code civil prévoit qu’un époux peut alors être tenu de verser à l’autre une prestation destinée à compenser, autant qu’il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans leurs conditions de vie respectives.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Ce n’est ni une sanction, ni une pension alimentaire. Elle a un caractère forfaitaire : elle est fixée une fois pour toutes, en principe sous la forme d’un capital. Elle n’est pas non plus automatique. Il faut d’abord qu’une disparité existe, et le juge peut refuser de l’accorder si l’équité le commande, notamment lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l’époux qui la demande, au regard des circonstances particulières de la rupture.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Elle concerne tous les cas de divorce. Dans un divorce par consentement mutuel, ce sont les époux qui en fixent eux-mêmes le montant et les modalités dans leur convention (article 278). Ils disposent alors d’une liberté que le juge n’a pas : ils peuvent prévoir une rente pour une durée limitée, ou convenir que les versements cesseront à la survenance d’un événement déterminé. Elle n’existe en revanche ni entre partenaires de PACS, ni entre concubins.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Les critères de l’article 271</h2>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>La prestation est fixée selon les besoins de l’époux qui la reçoit et les ressources de celui qui la verse, en tenant compte de leur situation au moment du divorce et de son évolution dans un avenir prévisible. L’article 271 du Code civil énumère les éléments que le juge prend notamment en considération :</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:list -->
<ul class="wp-block-list"><!-- divi:list-item -->
<li>la durée du mariage ;</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li>l’âge et l’état de santé des époux ;</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li>leur qualification et leur situation professionnelles ;</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li>les conséquences des choix professionnels faits par l’un d’eux pendant la vie commune pour l’éducation des enfants et du temps qu’il faudra encore y consacrer, ou pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne;</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li>leur patrimoine, estimé ou prévisible, après la liquidation du régime matrimonial ;</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li>leurs droits existants et prévisibles ;</li>
<!-- /divi:list-item -->

<!-- divi:list-item -->
<li>leur situation respective en matière de pensions de retraite.</li>
<!-- /divi:list-item --></ul>
<!-- /divi:list -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Il est à noter que la durée prise en compte est celle du mariage, et non celle de la vie commune : les années de concubinage qui ont précédé la célébration ne comptent pas. De même, le patrimoine s’apprécie après la liquidation : on ne peut pas sérieusement chiffrer une prestation compensatoire sans savoir ce que chacun récupérera du partage,&nbsp;<a href="https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-7-liquidation-du-regime-de-la-communaute-comprendre-le-mecanisme-des-recompenses/">récompenses comprises</a>.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Chaque époux doit en outre fournir une déclaration sur l’honneur certifiant l’exactitude de ses ressources, revenus, patrimoine et conditions de vie (article 272). Elle engage celui qui la signe.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Pas de barème, mais des méthodes</h2>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Faute de barème légal, la pratique a développé des méthodes de calcul. Aucune ne s’impose au juge, qui doit motiver sa décision au regard des critères de l’article 271, et non d’une formule. Elles servent à objectiver une négociation et à vérifier qu’une proposition reste dans une fourchette raisonnable.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Prenons un couple marié depuis 18 ans. L’épouse a 50 ans et gagne 2 000 euros nets par mois ; l’époux gagne 4 500 euros nets par mois. L’écart de revenus est de 2 500 euros par mois, soit 30 000 euros par an.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p><strong>Première méthode&nbsp;:&nbsp;<em>un tiers de l’écart annuel de revenus, multiplié par la moitié de la durée du mariage.&nbsp;</em></strong></p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Soit 30 000 euros divisés par 3 donnent 10 000 euros, multipliés par 9 années : 90 000 euros.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p><strong>Deuxième méthode&nbsp;:&nbsp;</strong>&nbsp;<strong><em>20 % de l’écart annuel de revenus, multipliés par 8.</em></strong></p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>20 % de 30 000 euros donnent 6 000 euros, multipliés par 8 : 48 000 euros.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Les mêmes chiffres conduisent ainsi à deux résultats qui vont presque du simple au double. Toujours est-il qu’aucune de ces deux formules n’intègre l’âge, la santé, les droits à retraite ou le patrimoine issu de la liquidation, qui peuvent faire varier sensiblement le montant dans un sens comme dans l’autre.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Ces deux formules sont les plus simples. Il en existe de plus élaborées, qui intègrent notamment l’âge du créancier et la durée du mariage : celles de Dominique Martin Saint-Léon, magistrat, et d’Axel Depondt, notaire. Les travaux de Stéphane David, maître de conférences à l’université Paris-Est Créteil, et Notaire font par ailleurs référence en la matière. Il a proposé sa propre « méthode par ajustements » (AJ famille 2014, p. 526) et a consacré une étude au bon usage de ces méthodes de calcul (AJ famille 2024, p. 213).</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>En pratique, dans le ressort de la Cour d’Appel de Dijon comme dans de nombreuses autres juridictions, j’observe que la prestation compensatoire tourne souvent autour d’une année de revenu imposable du débiteur, pondérée par les revenus du créancier. Ce n’est pas une règle, mais un ordre de grandeur. Dans notre exemple, si le revenu annuel imposable de l’époux est de l’ordre de 55 000 euros, c’est autour de ce montant que la discussion s’engagera vraisemblablement, à la baisse ou à la hausse selon la situation de l’épouse.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Dans ces conditions, mon travail consiste à croiser plusieurs méthodes avec la situation réelle du dossier : pour l’époux créancier, déterminer ce qu’il peut légitimement demander ; pour l’époux débiteur, fixer le plafond au-delà duquel il n’a pas à aller.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Le capital, en principe</h2>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>L’article 274 du Code civil prévoit deux formes de capital : le versement d’une somme d’argent, ou l’attribution d’un bien en propriété ou d’un droit d’usage, d’habitation ou d’usufruit. L’attribution en propriété d’un bien que l’époux débiteur a reçu par succession ou donation ne peut pas lui être imposée sans son accord.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Lorsque le débiteur ne peut pas payer en une fois, le juge peut échelonner le capital sur huit ans au plus, par versements périodiques indexés (article 275). Dans l’exemple ci-dessus, 90 000 euros réglés sur huit ans représentent 937,50 euros par mois, avant indexation.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>La rente viagère reste exceptionnelle. Le juge ne peut l’ordonner, par une décision spécialement motivée, que lorsque l’âge ou l’état de santé du créancier ne lui permet pas de subvenir à ses besoins (article 276).</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Ce que change la fiscalité</h2>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Le mode de paiement a des conséquences fiscales directes, pour les deux époux.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Le capital versé dans les douze mois qui suivent le jugement de divorce devenu définitif ouvre droit, pour celui qui le verse, à une réduction d’impôt de 25 %, calculée sur 30 500 euros au maximum, soit 7 625 euros de réduction au plus (article 199 octodecies du Code général des impôts). Celui qui le reçoit n’est pas imposé.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Le capital versé sur plus de douze mois, conformément au jugement, ainsi que la rente, suivent le régime des pensions : ils sont déductibles des revenus de celui qui paie et imposables pour celui qui reçoit.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Il s’agit donc d’un paramètre à intégrer dès la négociation : un même montant n’a pas le même coût réel, ni la même valeur nette, selon la manière dont il est payé.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Peut-on la réviser ?</h2>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Le capital, une fois fixé, ne se révise pas. Seules ses modalités de paiement peuvent être revues lorsque le débiteur connaît un changement important de situation (article 275). Le débiteur peut en revanche se libérer à tout moment du solde restant dû.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>La rente peut être révisée, suspendue ou supprimée en cas de changement important dans les ressources ou les besoins de l’un ou de l’autre, sans jamais pouvoir dépasser le montant fixé initialement (article 276-3). Le débiteur peut aussi demander à tout moment que tout ou partie de la rente soit remplacée par un capital (article 276-4).</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>En cas de divorce par consentement mutuel, la convention ne peut être modifiée que par une nouvelle convention, sauf si les époux y ont prévu une possibilité de révision en cas de changement important (article 279). C’est une clause à envisager dès la rédaction.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Au décès du débiteur, la prestation ne s’éteint pas : son paiement est prélevé sur la succession, dans la limite de l’actif successoral. Le solde d’un capital échelonné devient immédiatement exigible, et une rente est remplacée par un capital (article 280).</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:heading -->
<h2 class="wp-block-heading">Quand consulter ?</h2>
<!-- /divi:heading -->

<!-- divi:paragraph -->
<p>Avant de signer quoi que ce soit, et avant même de chiffrer une demande. La prestation compensatoire se prépare avec des pièces : avis d’imposition, bulletins de salaire, relevé de carrière, estimation des droits à retraite, évaluation du patrimoine. C’est à partir de ces éléments que je construis le dossier, en négociation comme devant le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Dijon.&nbsp;<a href="https://www.avocat-dijon-fournier.fr/prestation-compensatoire">Ma manière d’intervenir sur ces dossiers est présentée ici</a>.</p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p></p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p></p>
<!-- /divi:paragraph -->

<!-- divi:paragraph -->
<p><em>Cet article est rédigé à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.</em></p>
<!-- /divi:paragraph --></div>
			</div>
			</div>			
				
				
				
				
			</div>		
				
				
			</div>
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			</item>
		<item>
		<title>La parenthèse du bavard #7 : Liquidation du régime de la communauté : comprendre le mécanisme des récompenses</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-7-liquidation-du-regime-de-la-communaute-comprendre-le-mecanisme-des-recompenses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Augustin François]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 12:46:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><p data-start="0" data-end="588" class="PDq2pG_selectionAnchorContainer">Le mariage célébré sans contrat place les époux sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts. Ce régime, choisi par défaut par la grande majorité des couples, repose sur une logique simple : ce qui est acquis pendant le mariage appartient à parts égales aux deux époux. Mais cette logique se heurte vite à la réalité &#8211; celle des héritages reçus, des biens possédés avant l’union, de l’argent qui circule entre les comptes au fil des années. La liquidation du régime, au moment du divorce, sert précisément à débrouiller ces flux. Et c’est là qu’interviennent les récompenses.<span aria-hidden="true" class="PDq2pG_selectionAnchor"></span></p>
<p data-start="590" data-end="621"><strong data-start="590" data-end="621">Trois patrimoines, pas deux</strong></p>
<p data-start="623" data-end="817">Le mariage ne crée pas un, mais trois patrimoines : le patrimoine propre de l’époux, le patrimoine propre de l’épouse, et un patrimoine commun &#8211; la communauté &#8211; qui se constitue pendant l’union.</p>
<p data-start="819" data-end="933">Ces trois entités cohabitent. Elles peuvent recevoir et dépenser, prêter et emprunter, financer ou être financées.</p>
<p data-start="935" data-end="1376">Pendant la vie commune, les frontières entre ces patrimoines deviennent floues. L’argent du compte joint sert à entretenir un appartement reçu en donation par l’un des époux. Une partie d’un héritage est versée comme apport pour l’achat de la résidence familiale. Des travaux sont financés sans qu’on sache trop avec quel argent. À la liquidation, il faut remettre les compteurs à zéro, et c’est le mécanisme des récompenses qui s’en charge.</p>
<p data-start="1378" data-end="1444"><strong data-start="1378" data-end="1444">Le patrimoine propre : ce sur quoi la communauté n’a pas prise</strong></p>
<p data-start="1446" data-end="1804">L’article 1405 du Code civil pose le principe : restent propres les biens dont les époux avaient la propriété au jour du mariage, ainsi que ceux qu’ils acquièrent ensuite par succession, donation ou legs. Un appartement hérité de ses parents, des liquidités reçues d’un grand-parent, une maison achetée avant la célébration : tout cela reste hors communauté.</p>
<p data-start="1806" data-end="2046">Le patrimoine propre n’est pas figé. Il continue d’exister pendant le mariage, peut être vendu, échangé, réinvesti. Mais il garde son caractère propre sous une condition essentielle : que l’on puisse en retracer l’origine et le cheminement.</p>
<p data-start="2048" data-end="2095"><strong data-start="2048" data-end="2095">Les récompenses : le rééquilibrage des flux</strong></p>
<p data-start="2097" data-end="2431">L’article 1402 du Code civil pose une présomption redoutable : tout bien est réputé acquêt de communauté si l’on ne prouve pas qu’il est propre. Autrement dit, à défaut de preuve, ce qui se trouve dans le patrimoine commun à la liquidation appartient à parts égales aux deux époux, y compris ce qui aurait pu avoir une origine propre.</p>
<p data-start="2433" data-end="2533">Le mécanisme des récompenses sert à rééquilibrer les transferts qui ont eu lieu pendant le mariage :</p>
<ul data-start="2535" data-end="2819">
<li data-section-id="1y0uue9" data-start="2535" data-end="2662">Quand un époux a financé avec ses fonds propres une dépense qui a profité à la communauté, la communauté lui doit récompense.</li>
<li data-section-id="1dpklym" data-start="2663" data-end="2819">Quand la communauté a financé avec ses fonds une dépense qui a profité au patrimoine propre d’un époux, c’est l’époux qui doit récompense à la communauté.</li>
</ul>
<p data-start="2821" data-end="2876">Ces récompenses se règlent au moment de la liquidation.</p>
<p data-start="2878" data-end="2935"><strong data-start="2878" data-end="2935">La traçabilité : sans preuve, l’argent change de camp</strong></p>
<p data-start="2937" data-end="3123">L’argent est fongible. Une fois mêlé sur un compte commun, il devient indistinguable de l’argent commun. C’est la raison pour laquelle la traçabilité est centrale dans toute liquidation.</p>
<p data-start="3125" data-end="3534">Une donation reçue par virement, déposée sur un compte joint et lentement consommée pour les dépenses du foyer pose, à la liquidation, un problème de preuve. L’époux qui a reçu la donation doit pouvoir établir trois choses : l’origine propre des fonds (acte de donation, virement traçable), leur entrée dans la communauté (relevés bancaires), et leur emploi par la communauté (factures, dépenses identifiées).</p>
<p data-start="3536" data-end="3731">Sans cette chaîne de preuves, la donation est réputée s’être fondue dans la masse commune. L’époux qui l’avait reçue ne peut plus la revendiquer comme propre, et il n’a droit à aucune récompense.</p>
<p data-start="3733" data-end="3895">Le conseil que je donne en consultation est simple : conservez tout. Les actes de donation, les avis de virement, les relevés bancaires, les factures importantes.</p>
<p data-start="3897" data-end="3936"><strong data-start="3897" data-end="3936">Trois situations, trois traitements</strong></p>
<p data-start="3938" data-end="4112">Reprenons un cas concret : un époux a reçu une donation de 100 000 euros pendant le mariage. Le sort de cette somme à la liquidation dépend entièrement de ce qu’il en a fait.</p>
<p data-start="4114" data-end="4400">Premier cas — l’argent est resté sur un compte ouvert au nom propre de l’époux. Aucun flux entre les patrimoines, aucune dépense au profit de la communauté. La somme reste propre, identifiable, traçable. Pas de récompense à demander. À la liquidation, l’époux la conserve intégralement.</p>
<p data-start="4402" data-end="4873">Deuxième cas — l’argent a été versé sur le compte joint, puis consommé pour les besoins du foyer. Il y a eu transfert du patrimoine propre vers la communauté, et la communauté en a tiré profit. La récompense est due, et son montant est égal à la dépense faite &#8211; c’est-à-dire au montant qui a été effectivement employé par la communauté (article 1469 alinéa 1 du Code civil). Si les 100 000 euros ont été dépensés, la communauté doit récompense de 100 000 euros à l’époux.</p>
<p data-start="4875" data-end="5544">Troisième cas — l’argent a servi à acquérir un bien immobilier qui se retrouve dans le patrimoine commun à la liquidation. Le calcul change. Lorsque la valeur empruntée a servi à acquérir un bien encore présent dans le patrimoine de la communauté, la récompense ne peut être inférieure au profit subsistant (article 1469 alinéa 3). Concrètement : si l’apport de 100 000 euros représentait un quart du prix d’achat d’une maison (pour 400 000 euros), qui est estimée aujourd’hui à 600 000 euros, la récompense due par la communauté est de 150 000 euros, plus-value comprise. L’époux récupère ainsi non seulement sa mise, mais la part de l’enrichissement qu’elle a permis.</p>
<p data-start="5546" data-end="5596"><strong data-start="5546" data-end="5596">La déclaration de remploi : la parade en amont</strong></p>
<p data-start="5598" data-end="6021">Pour éviter qu’un bien acheté pendant le mariage avec des fonds propres tombe en communauté, le Code civil offre une solution préventive : la déclaration de remploi (articles 1434 et 1435). Lors de l’acquisition, l’époux qui finance avec ses fonds propres peut faire mentionner dans l’acte notarié que l’achat est réalisé en remploi de fonds propres. Le bien acquis reste alors propre, et n’entre jamais dans la communauté.</p>
<p data-start="6023" data-end="6254">C’est une formalité simple, qui se règle chez le notaire au moment de la signature. Beaucoup de couples l’ignorent ou la négligent &#8211; et la découvrent, des années plus tard, en plein divorce, quand il est trop tard pour la rétablir.</p>
<p data-start="6256" data-end="6277"><strong data-start="6256" data-end="6277">Quand consulter ?</strong></p>
<p data-start="6279" data-end="6491">Le plus tôt possible. Une consultation avant une opération patrimoniale &#8211; réception d’un héritage, achat d’un bien, vente d’un actif &#8211; coûte infiniment moins cher qu’une bataille de récompenses dix ans plus tard.</p>
<p data-start="6493" data-end="6596">En cas de séparation, dès les premières démarches : la liquidation se prépare, elle ne s’improvise pas.</p>
<hr data-start="6598" data-end="6601" />
<p data-start="6603" data-end="6702" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em data-start="6603" data-end="6702" data-is-last-node="">Cet article est rédigé à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.</em></p></div>
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		<title>La parenthèse du bavard #6 Contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants : comment se calcule-t-elle ?</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-6-contribution-a-lentretien-et-a-leducation-des-enfants-comment-se-calcule-t-elle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Augustin François]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 12:42:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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				<div class="et_pb_text_inner"><h1 data-start="0" data-end="25" class="PDq2pG_selectionAnchorContainer">La parenthèse du bavard<span aria-hidden="true" class="PDq2pG_selectionAnchor"></span></h1>
<h1 data-start="27" data-end="114">Contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants : comment se calcule-t-elle ?</h1>
<p data-start="116" data-end="300">On parle communément de « pension alimentaire ». Le terme est entré dans le langage courant, mais le Code Civil prévoit lui une contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants.</p>
<p data-start="302" data-end="691">L’article 371-2 du Code dispose que : « Chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant. » Cette obligation ne prend fin ni avec la majorité, ni avec la fin des études &#8211; elle se poursuit aussi longtemps que l’enfant n’est pas en mesure de subvenir à ses propres besoins.</p>
<p data-start="693" data-end="978">L’article 373-2-2 du même code, en cas de séparation, transforme cette obligation en versement d’une contribution. Le débiteur est, selon les cas, le parent chez qui l’enfant ne réside pas habituellement, ou celui dont les ressources sont les plus élevées en cas de résidence alternée.</p>
<h2 data-start="980" data-end="1031">Le mode de calcul : le barème de la Chancellerie</h2>
<p data-start="1033" data-end="1174">Pour faciliter la fixation de la contribution, le Ministère de la Justice publie depuis 2010 une table de référence, actualisée chaque année.</p>
<p data-start="1176" data-end="1242">Cette table fixe un montant indicatif fondé sur trois paramètres :</p>
<ul data-start="1244" data-end="1538">
<li data-start="1244" data-end="1349">les ressources mensuelles du parent débiteur, après déduction d’un minimum vital correspondant au RSA ;</li>
<li data-start="1350" data-end="1400">le nombre total d’enfants à charge du débiteur ;</li>
<li data-start="1401" data-end="1538">le mode de résidence retenu : résidence principale chez l’autre parent, résidence alternée, ou droit de visite et d’hébergement réduit.</li>
</ul>
<p data-start="1540" data-end="1872">La logique est simple : à partir des revenus disponibles, on applique un pourcentage qui décroît avec le nombre d’enfants et qui varie selon le temps passé avec eux. Plus le parent voit ses enfants, plus la contribution baisse &#8211; l’idée étant qu’il assume directement, en nature, une partie de leur entretien quand ils sont chez lui.</p>
<h2 data-start="1874" data-end="1932">Le simulateur en ligne : un outil utile, mais indicatif</h2>
<p data-start="1934" data-end="2037">Le ministère de la Justice met à disposition un simulateur en ligne, accessible librement à l’adresse :</p>
<p data-start="2039" data-end="2111"><a data-start="2039" data-end="2111" rel="noopener" target="_new" class="decorated-link" href="https://www.service-public.gouv.fr/simulateur/calcul/pension-alimentaire">https://www.service-public.gouv.fr/simulateur/calcul/pension-alimentaire</a></p>
<p data-start="2113" data-end="2184">En quelques clics, il restitue un montant calculé à partir de la table.</p>
<p data-start="2186" data-end="2354">C’est un outil que je recommande à mes clients en consultation, parce qu’il permet de poser un premier ordre de grandeur, et de sortir des approximations émotionnelles.</p>
<p data-start="2356" data-end="2566">Il a aussi l’avantage de neutraliser certaines stratégies d’intimidation économique &#8211; quand l’un des parents tente d’imposer un montant en se servant de sa supériorité financière comme d’un argument d’autorité.</p>
<p data-start="2568" data-end="2919">Mais il faut le manier avec prudence. Le résultat affiché par le simulateur n’est qu’une indication. Il ne lie ni le juge, ni les parties. Il ne capte pas la complexité réelle de nombreuses situations. Le juge aux affaires familiales reste souverain dans la fixation du montant et peut s’écarter de la table de référence &#8211; vers le haut ou vers le bas.</p>
<h2 data-start="2921" data-end="2994">Ce que le barème ne prend pas en compte : les situations particulières</h2>
<p data-start="2996" data-end="3207">Le barème fonctionne assez bien pour des situations standards. Il est moins adaptée dès que l’on entre dans la réalité concrète de certaines familles. Plusieurs configurations méritent un examen au cas par cas :</p>
<ul data-start="3209" data-end="4009">
<li data-start="3209" data-end="3324">un enfant porteur de handicap, dont les soins ou l’accompagnement génèrent des charges supplémentaires durables ;</li>
<li data-start="3325" data-end="3454">une scolarité dans le privé, en internat, ou à l’étranger &#8211; surtout lorsque ce choix avait été partagé pendant la vie commune ;</li>
<li data-start="3455" data-end="3507">des frais d’études supérieures qui se prolongent ;</li>
<li data-start="3508" data-end="3640">une activité sportive ou artistique de haut niveau, des soins orthodontiques, des séjours linguistiques, des stages à l’étranger ;</li>
<li data-start="3641" data-end="3875">un parent débiteur dont les revenus déclarés ne reflètent pas la réalité, et dont le patrimoine ou le train de vie révèle des ressources bien supérieures à ce que les bulletins de salaire ou les avis d’imposition laissent paraître ;</li>
<li data-start="3876" data-end="4009">à l’inverse, un parent débiteur surendetté, ou dont les revenus ont brutalement chuté pour des raisons indépendantes de sa volonté.</li>
</ul>
<p data-start="4011" data-end="4447">Dans ces hypothèses, mon travail consiste à reconstituer la réalité économique du foyer, à documenter les besoins effectifs des enfants, et à présenter au juge une demande chiffrée et argumentée &#8211; non un simple report du montant donné par le simulateur. C’est précisément là que se joue la valeur ajoutée d’un conseil en droit de la famille : dans la capacité à objectiver une situation que le barème, par construction, lisse et résume.</p>
<h2 data-start="4449" data-end="4540">Quand la contribution prend une autre forme : la mise à disposition gratuite du logement</h2>
<p data-start="4542" data-end="4719">L’article 373-2-2 du Code civil ne se contente pas de prévoir le versement d’une contribution en argent. Il autorise expressément que cette contribution prenne d’autres formes :</p>
<ul data-start="4721" data-end="4954">
<li data-start="4721" data-end="4854">une prise en charge directe de frais exposés au profit de l’enfant (mutuelle, scolarité, assurance, abonnements, activités, etc.) ;</li>
<li data-start="4855" data-end="4954">l’attribution d’un avantage en nature, et notamment la mise à disposition gratuite d’un logement.</li>
</ul>
<p data-start="4956" data-end="5349">Cette dernière option est particulièrement utile lorsque le logement familial appartient en propre à l’un des parents, ou dépend d’un régime matrimonial encore non liquidé. Plutôt que de verser une somme mensuelle, le parent débiteur peut accepter de laisser à l’autre parent la jouissance gratuite du logement dans lequel les enfants ont leurs repères &#8211; leur école, leurs amis, leur quartier.</p>
<p data-start="5351" data-end="5567">Cette mise à disposition doit être valorisée. Cela signifie qu’il faudra chiffrer la valeur locative du bien. La valeur de cette occupation gratuite va venir s’imputer sur le montant théorique de la contribution due.</p>
<h2 data-start="5569" data-end="5589">Quand consulter ?</h2>
<p data-start="5591" data-end="5663">Avant la séparation, dès lors que l’on envisage sérieusement la rupture.</p>
<p data-start="5665" data-end="5758">Pendant la procédure, à chaque étape où la situation économique de l’un ou de l’autre évolue.</p>
<p data-start="5760" data-end="5909">Et après la décision, lorsque la vie change : perte d’emploi, naissance d’un nouvel enfant, départ en études supérieures, déménagement professionnel.</p>
<p data-start="5911" data-end="6081">La contribution n’est jamais figée, elle peut être révisée à la hausse comme à la baisse, sur saisine du juge aux affaires familiales, dès qu’un élément nouveau apparaît.</p>
<hr data-start="6083" data-end="6086" />
<p data-start="6088" data-end="6187" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em data-start="6088" data-end="6187" data-is-last-node="">Cet article est rédigé à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.</em></p></div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La parenthèse du bavard #5 : PACS et décès</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-5-pacs-et-deces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Augustin François]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:17:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.avocat-dijon-fournier.fr/?p=1011</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_3 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h1 data-path-to-node="2">Comment protéger son partenaire ?</h1>
<p data-path-to-node="3"><em>Vous êtes pacsés depuis des années. Vous avez construit quelque chose ensemble — un logement, une épargne, parfois une famille. Et pourtant, si l&rsquo;un de vous disparaît demain, l&rsquo;autre n&rsquo;hérite de rien. Pas automatiquement, pas légalement, pas de droit. Le PACS ne protège pas le survivant. Ce que la loi ne fait pas, il faut le faire soi-même — et il existe des outils pour cela.</em></p>
<h2 data-path-to-node="4">Ce que dit la loi : le silence du PACS en matière successorale</h2>
<p data-path-to-node="5">Le PACS est un contrat civil qui organise la vie commune de deux personnes. Il produit des effets sur le plan fiscal, sur certains droits sociaux, sur le régime des biens acquis ensemble. Mais il ne crée aucun droit successoral automatique.</p>
<p data-path-to-node="6">Contrairement au mariage, le PACS ne place pas le partenaire survivant dans la liste des héritiers légaux. Si votre partenaire décède sans testament, sa succession est répartie selon les règles du Code civil entre ses héritiers par le sang : ses enfants en premier lieu, puis ses parents, ses frères et sœurs, ses neveux et nièces. Vous n&rsquo;y figurez pas.</p>
<p data-path-to-node="7">Cette absence peut avoir des conséquences immédiates et brutales. Si le logement que vous habitez appartenait en propre à votre partenaire, ses héritiers peuvent légitimement en revendiquer la propriété. Le droit temporaire au logement dont bénéficie le conjoint marié pendant l&rsquo;année suivant le décès n&rsquo;existe pas pour le partenaire de PACS. Vous pouvez vous retrouver contraint de quitter votre domicile dans un délai très court, au moment où vous êtes le plus vulnérable.</p>
<blockquote>
<p data-path-to-node="8"><em><b data-path-to-node="8" data-index-in-node="0">Un point souvent méconnu :</b> même si vous êtes propriétaires du logement en indivision à parts égales, le décès de votre partenaire transfère automatiquement sa moitié à ses héritiers. Vous devenez alors indivisaire avec des personnes que vous n&rsquo;avez pas choisies, qui peuvent demander le partage — c&rsquo;est-à-dire la vente du bien.</em></p>
</blockquote>
<h2 data-path-to-node="9">Le testament : l&rsquo;outil central</h2>
<p data-path-to-node="10">La solution la plus directe est le testament. Votre partenaire peut vous léguer tout ou partie de son patrimoine — dans la limite de la quotité disponible, c&rsquo;est-à-dire la fraction dont il peut librement disposer. Cette limite existe pour protéger les héritiers réservataires, au premier rang desquels ses enfants.</p>
<ul data-path-to-node="11">
<li>
<p data-path-to-node="11,0,0"><b data-path-to-node="11,0,0" data-index-in-node="0">Si votre partenaire n&rsquo;a pas d&rsquo;enfant :</b> il peut en principe vous léguer l&rsquo;intégralité de son patrimoine.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="11,1,0"><b data-path-to-node="11,1,0" data-index-in-node="0">S&rsquo;il a des enfants :</b> la réserve héréditaire leur est due (la moitié du patrimoine si un enfant, les deux tiers si deux enfants, les trois quarts si trois enfants ou plus). Ce qui reste — la quotité disponible — peut librement vous être transmis par testament.</p>
</li>
</ul>
<p data-path-to-node="12">Le testament peut prendre plusieurs formes. Le <b data-path-to-node="12" data-index-in-node="47">testament olographe</b>, rédigé entièrement à la main, daté et signé, est valable sans notaire mais fragile — il peut être perdu, détruit, contesté. Le <b data-path-to-node="12" data-index-in-node="195">testament authentique</b>, reçu par notaire devant deux témoins, offre une sécurité juridique beaucoup plus robuste et est enregistré au Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés, consultable après le décès.</p>
<blockquote>
<p data-path-to-node="13"><em>Le testament peut aussi organiser des legs particuliers : le logement à titre d&rsquo;usufruit, un compte épargne en pleine propriété, des meubles ou objets précis. Il n&rsquo;est pas nécessaire de tout transmettre d&rsquo;un bloc — une rédaction précise permet de concilier la protection du partenaire et les droits des autres héritiers.</em></p>
</blockquote>
<h2 data-path-to-node="14">L&rsquo;assurance-vie : un outil complémentaire, souvent sous-estimé</h2>
<p data-path-to-node="15">L&rsquo;assurance-vie est l&rsquo;un des mécanismes les plus efficaces pour transmettre un capital en dehors de la succession, sans être soumis aux contraintes de la réserve héréditaire. En désignant votre partenaire comme bénéficiaire dans la clause bénéficiaire du contrat, les sommes versées lui reviennent directement au décès, sans passer par la succession, sans attendre le règlement de la communauté ou de l&rsquo;indivision.</p>
<p data-path-to-node="16">Cette transmission est en outre fiscalement très avantageuse. Les sommes versées au partenaire de PACS bénéficient d&rsquo;une <b data-path-to-node="16" data-index-in-node="121">exonération totale de droits de succession</b> — un avantage identique à celui du conjoint marié depuis la loi TEPA de 2007. Concrètement, quel que soit le montant transmis par assurance-vie à votre partenaire, il n&rsquo;acquittera aucun droit.</p>
<p data-path-to-node="17"><b data-path-to-node="17" data-index-in-node="0">Attention cependant :</b> la rédaction de la clause bénéficiaire mérite une attention particulière. Une clause trop vague (« mon partenaire de PACS ») peut créer des difficultés d&rsquo;identification si le contrat est ancien et que la situation a évolué. Une clause nominative, avec date de naissance, est préférable. Et si votre situation change — rupture du PACS, nouveau partenaire — pensez à mettre à jour la clause, car elle ne se modifie pas automatiquement.</p>
<h2 data-path-to-node="18">La tontine : protéger le logement commun</h2>
<p data-path-to-node="19">Lorsque les partenaires acquièrent un bien immobilier ensemble, il est possible d&rsquo;y insérer une clause de tontine — également appelée clause d&rsquo;accroissement. Cette clause stipule que le bien appartiendra en totalité au survivant des deux, comme si l&rsquo;autre n&rsquo;avait jamais été propriétaire.</p>
<p data-path-to-node="20">L&rsquo;effet est radical : au décès de l&rsquo;un, sa part ne tombe pas dans sa succession. Elle est réputée avoir toujours appartenu au survivant. Les héritiers du défunt n&rsquo;ont aucun droit sur le bien. Le partenaire survivant conserve l&rsquo;intégralité du logement sans avoir à racheter la part des héritiers, sans risquer une demande de partage.</p>
<p data-path-to-node="21">La tontine présente cependant des contraintes :</p>
<ol start="1" data-path-to-node="22">
<li>
<p data-path-to-node="22,0,0"><b data-path-to-node="22,0,0" data-index-in-node="0">Irrévocabilité :</b> les deux parties ne peuvent en principe pas décider unilatéralement d&rsquo;en sortir.</p>
</li>
<li>
<p data-path-to-node="22,1,0"><b data-path-to-node="22,1,0" data-index-in-node="0">Fiscalité :</b> elle est fiscalement différente de la succession classique. Le survivant est considéré comme ayant acquis la part du défunt, ce qui génère des droits de mutation. Pour les partenaires de PACS, ces droits sont calculés au taux applicable entre personnes non parentes si aucune disposition fiscale spécifique ne s&rsquo;applique — point à vérifier avec un notaire selon la valeur du bien.</p>
</li>
</ol>
<blockquote>
<p data-path-to-node="23"><em>La tontine est particulièrement adaptée lorsque les partenaires n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfants. Lorsqu&rsquo;il y a des enfants, elle peut créer des frictions avec les héritiers réservataires et mérite une réflexion approfondie en amont.</em></p>
</blockquote>
<h2 data-path-to-node="24">La fiscalité successorale du partenaire de PACS : un avantage réel</h2>
<p data-path-to-node="25">Sur ce point, la loi est généreuse. Le partenaire de PACS bénéficie exactement du même régime fiscal que le conjoint marié en matière de succession : <b data-path-to-node="25" data-index-in-node="150">une exonération totale de droits de succession sur ce qu&rsquo;il reçoit</b>, que ce soit par testament, par donation ou par assurance-vie.</p>
<p data-path-to-node="26">Cela signifie que si votre partenaire vous lègue par testament son appartement d&rsquo;une valeur de 300 000 euros (sous réserve de ne pas dépasser la quotité disponible en présence d’enfants), vous ne paierez aucun droit de succession sur cette transmission. Si un couple non marié et non pacsé — ou des frères et sœurs — reçoit le même bien, les droits peuvent atteindre 45 à 60 % selon le lien de parenté et le montant. L&rsquo;écart est considérable.</p>
<h2 data-path-to-node="27">Quand agir ?</h2>
<p data-path-to-node="28">La réponse est simple : maintenant, quelle que soit votre situation. Nous avons tendance à repousser les questions successorales parce qu&rsquo;elles nous confrontent à notre propre fin. C&rsquo;est humain. Mais les conséquences d&rsquo;une absence de préparation se mesurent toujours au pire moment — celui où le survivant est en deuil, désemparé, et doit simultanément faire face aux héritiers, aux démarches administratives et parfois à la menace de perdre son logement.</p>
<p data-path-to-node="29">Un testament peut être rédigé en une heure chez un notaire. Une clause bénéficiaire d&rsquo;assurance-vie se met à jour en quelques jours. Une clause de tontine s&rsquo;anticipe au moment de l&rsquo;acquisition. Ces outils ne coûtent pas cher. Ce qu&rsquo;ils évitent peut être inestimable.</p>
<p data-path-to-node="30">Si vous êtes pacsés et que vous n&rsquo;avez jamais abordé ces questions ensemble, le meilleur moment, c’est maintenant.</p>
<hr data-path-to-node="31" />
<p data-path-to-node="32"><i data-path-to-node="32" data-index-in-node="0">Cet article est rédigé à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.</i></p></div>
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			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La parenthèse du bavard #4 &#8211; PACS OU MARIAGE</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-4-pacs-ou-mariage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Augustin François]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 08:53:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.avocat-dijon-fournier.fr/?p=1006</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_4 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_text_inner"><h1 data-path-to-node="2">Mariage ou PACS : ce que ça change vraiment quand on se sépare</h1>
<p data-path-to-node="3"><em>Mariage ou PACS — la question revient presque à chaque consultation. Souvent formulée en amont d&rsquo;une union, parfois en plein milieu d&rsquo;une séparation, lorsqu&rsquo;il est trop tard pour choisir autrement. Ce que la plupart des gens ignorent : la différence ne tient pas à l&rsquo;engagement, elle tient au patrimoine. Et cette différence, au moment de se séparer, peut se chiffrer en dizaines de milliers d&rsquo;euros.</em></p>
<h2 data-path-to-node="4">Le mariage : un régime de communauté par défaut</h2>
<p data-path-to-node="5">Se marier sans contrat, c&rsquo;est accepter automatiquement le régime de la communauté légale — appelée plus précisément la <b data-path-to-node="5" data-index-in-node="119">communauté réduite aux acquêts</b>. Ce régime a une logique simple : tout ce que les époux acquièrent ensemble pendant le mariage (bien immobilier, épargne, véhicule) appartient à moitié à chacun, peu importe qui a signé l&rsquo;acte d&rsquo;achat, peu importe qui gagnait davantage.</p>
<p data-path-to-node="6"><b data-path-to-node="6" data-index-in-node="0">Ce que beaucoup découvrent trop tard :</b> cela vaut aussi pour les dettes. Un crédit souscrit par l&rsquo;un des époux pour les besoins de la vie courante engage les deux. La solidarité matrimoniale ne se limite pas aux bons moments.</p>
<p data-path-to-node="7">Lors d&rsquo;un divorce, cette communauté doit être liquidée. C&rsquo;est la phase que l&rsquo;on appelle la <b data-path-to-node="7" data-index-in-node="91">liquidation du régime matrimonial</b> — une procédure qui peut, selon la complexité du patrimoine et les désaccords entre époux, durer plusieurs années. Elle implique un notaire, parfois un juge, et presque toujours un avocat de chaque côté.</p>
<blockquote data-path-to-node="8">
<p data-path-to-node="8,0"><em><b data-path-to-node="8,0" data-index-in-node="0">À noter :</b> les époux peuvent déroger à ce régime par contrat, signé devant notaire avant le mariage. La séparation de biens, la communauté universelle ou le régime de participation aux acquêts sont des alternatives possibles — chacune avec ses propres conséquences en cas de rupture.</em></p>
</blockquote>
<hr data-path-to-node="9" />
<h2 data-path-to-node="10">Le PACS : une union plus souple, moins protectrice</h2>
<p data-path-to-node="11">Le PACS est souvent perçu comme un « mariage light ». C&rsquo;est une erreur d&rsquo;appréciation qui peut coûter cher. Sur le plan patrimonial, le PACS fonctionne selon un principe radicalement différent : <b data-path-to-node="11" data-index-in-node="193">chaque partenaire reste propriétaire de ce qu&rsquo;il acquiert.</b> Par défaut, rien n&rsquo;est commun.</p>
<p data-path-to-node="12">Un couple pacsé qui achète un appartement ensemble en détient une quote-part selon ce qui est inscrit dans l&rsquo;acte — souvent 50/50, parfois 60/40 si les apports ont été inégaux. À la dissolution du PACS, chacun repart avec sa part. Pas de liquidation de communauté, pas de partage d&rsquo;acquêts : on sort comme on est entré, en retirant ce qui vous appartient.</p>
<p data-path-to-node="13"><b data-path-to-node="13" data-index-in-node="0">Cette simplicité apparente a un revers.</b> Contrairement aux époux, les partenaires de PACS ne bénéficient d&rsquo;aucun mécanisme automatique de solidarité en cas de disparité de revenus. Il n&rsquo;existe pas de prestation compensatoire pour les partenaires pacsés. Si l&rsquo;un des deux a sacrifié sa carrière pour le foyer commun pendant dix ans, il n&rsquo;est légalement dû à ce titre ni indemnité, ni rente, ni capital. Rien.</p>
<blockquote>
<p data-path-to-node="14,0,0"><em><b data-path-to-node="14,0,0" data-index-in-node="0">Exception possible :</b> si l&rsquo;un des partenaires peut démontrer qu&rsquo;il a contribué à l&rsquo;enrichissement de l&rsquo;autre — par son travail, ses apports financiers ou sa participation à une activité professionnelle — il peut théoriquement invoquer un enrichissement sans cause. Mais c&rsquo;est une procédure longue, aléatoire, et difficile à prouver.</em></p>
</blockquote>
<hr data-path-to-node="15" />
<h2 data-path-to-node="16">Ce que l&rsquo;on oublie souvent : le compte-joint</h2>
<p data-path-to-node="17">Quel que soit le statut — PACS ou mariage — la question du compte joint est souvent la plus explosive lors d&rsquo;une séparation. Les règles juridiques sont claires ; leur application, beaucoup moins.</p>
<p data-path-to-node="18">En <b data-path-to-node="18" data-index-in-node="3">régime de communauté légale</b>, les sommes épargnées sur un compte joint appartiennent en principe à moitié à chacun. Mais si l&rsquo;un des époux a alimenté ce compte de manière disproportionnée avec des fonds personnels — héritage, donation, vente d&rsquo;un bien propre — il peut prétendre à une récompense. C&rsquo;est-à-dire à la restitution de la différence lors de la liquidation.</p>
<p data-path-to-node="19">Pour un <b data-path-to-node="19" data-index-in-node="8">couple pacsé en séparation de biens</b>, le compte joint n&rsquo;est pas automatiquement partagé par moitié. Il faut prouver qui a versé quoi, dans quelle proportion. En l&rsquo;absence de preuve contraire, la présomption est celle d&rsquo;un partage égal — mais cette présomption peut être renversée par des relevés bancaires, des virements traçables, des écrits.</p>
<p data-path-to-node="20"><b data-path-to-node="20" data-index-in-node="0">Le conseil que je donne systématiquement en consultation, quelle que soit la forme d&rsquo;union :</b> conservez une trace de vos apports personnels. Un virement, un courrier, un acte notarié. Ce qui n&rsquo;est pas écrit n&rsquo;existe pas, ou presque.</p>
<hr data-path-to-node="21" />
<h2 data-path-to-node="22">Et les enfants dans tout ça ?</h2>
<p data-path-to-node="23">Sur les questions de résidence, de garde, de droit de visite et de pension alimentaire, le mariage et le PACS ne font aucune différence. Les règles applicables aux enfants dépendent de la filiation — pas du statut matrimonial des parents. Un enfant dont les parents étaient pacsés bénéficie exactement des mêmes protections qu&rsquo;un enfant de parents mariés.</p>
<p data-path-to-node="24">La pension alimentaire suit les mêmes règles de calcul. La résidence alternée obéit aux mêmes critères. Le juge aux affaires familiales est compétent dans les deux cas. Cette symétrie-là est totale.</p>
<hr data-path-to-node="25" />
<h2 data-path-to-node="26">Alors, lequel choisir ?</h2>
<p data-path-to-node="27">La question n&rsquo;appelle pas une réponse universelle. Elle dépend de votre situation personnelle, professionnelle, patrimoniale, et de vos projets communs. Ce que j&rsquo;observe au fil des dossiers, c&rsquo;est que les couples qui se sont posé la question sérieusement — en consultant un notaire, en réfléchissant aux hypothèses de rupture autant qu&rsquo;à celles de l&rsquo;union — vivent des séparations moins destructrices que ceux qui ont choisi par habitude ou par défaut.</p>
<p data-path-to-node="28">La forme juridique de votre union n&rsquo;est pas une déclaration d&rsquo;amour. C&rsquo;est un contrat. Et comme tout contrat, il vaut mieux le lire — et le comprendre — avant de le signer.</p>
<hr data-path-to-node="29" />
<p data-path-to-node="30"><i data-path-to-node="30" data-index-in-node="0">Cet article est rédigé à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.</i></p></div>
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			</item>
		<item>
		<title>La parenthèse du bavard #3 – Quelles études pour devenir avocat ?</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-3-quelles-etudes-pour-devenir-avocat/</link>
					<comments>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-3-quelles-etudes-pour-devenir-avocat/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Augustin François]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 12:59:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fournier.lapreprod.fr/?p=471</guid>

					<description><![CDATA[Pour cette 3ème publication, nous allons aborder les études à suivre pour devenir avocat. 

Au vu des nombreuses sollicitations que nous recevons chaque semaine de collégiens ou lycéens souhaitant connaître la profession et effectuer un stage au sein du cabinet, j’ai eu à cœur de leur présenter notre profession dans un précédent article. 

Il s’agira ici d’aborder les études à suivre pour devenir Avocat.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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				<div class="et_pb_text_inner"><p><!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Pour cette 3<sup>ème</sup> publication, nous allons aborder les études à suivre pour devenir avocat. <!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Au vu des nombreuses sollicitations que nous recevons chaque semaine de collégiens ou lycéens souhaitant connaître la profession et effectuer un stage au sein du cabinet, j’ai eu à cœur de leur présenter notre profession dans un précédent article. <!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agira ici d’aborder les études à suivre pour devenir Avocat. <!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Le parcours classique veut que l’on s’inscrive en Faculté de Droit (Sciences Juridiques) et que l’on soit titulaire au minimum d’un Master I, la plupart des avocats ayant quasiment tous un Master II. <!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Dès le lycée</span></strong><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Au préalable, il va falloir s’atteler au choix cornélien des spécialités en classes de 1<sup>ère</sup> et Terminale. Le site <a href="https://www.letudiant.fr/lycee/simulateur-de-specialites.html">letudiant.fr</a> propose un outil de simulation pour déterminer le classement des spécialités recevant le plus de réponses favorables lors d’une demande d’inscription en Faculté de Droit (Sciences Juridiques). <!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Je vous laisse observer le tableau de synthèse ci-dessous. <!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Le Top 3 est remporté par la spécialité Histoire-Géographie, géopolitique et sciences politiques, qu’on la couple avec Humanité, Littérature et Philosophie (80%), Sciences Economiques et Sociales (79%) ou une Langue et littérature étrangère (78%).<!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">La spécialité S.E.S. arrive en deuxième position (70%). En revanche, contrairement à ce que la réforme du Bac aurait pu laisser croire, les profils scientifiques arrivent tout juste derrière (entre 64 et 67%). <!-- divi:paragraph --><!-- divi:image /--></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Études Supérieures</span></strong><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois inscrits en Master I ou II, vous pourrez fréquenter en parallèle l’I.E.J. (Institut d’Etudes Judiciaires) de votre Université. Vous pourrez aussi choisir de terminer votre Master, et consacrer une année entière à l’I.E.J. C’est auprès de cet institut que vous serez préparés à l’examen d’entrée à l’école des Avocats. Officiellement, il n’existe toujours pas de <em>numerus clausus</em> pour y accéder, néanmoins le taux de réussite reste tellement bas chaque année, qu’une sélection s’opère de fait. <!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux que vous conseiller de vous inscrire dans une prépa parallèlement à l’I.E.J. (tout au long de l’année ou l’été précédent l’examen) pour favoriser vos chances de succès. L’examen d’entrée à l’école des Avocats ne peut être présenté que trois fois dans une vie. On voit encore beaucoup trop d’étudiants tenter leur chance à la sortie de leur Master, se disant que ce sera l’occasion de « voir » comment se déroule cet examen. Ils gâchent ainsi inutilement une opportunité. Il ne s’agit pas du type d’épreuves que l’on pourrait « réussir sur un malentendu ». Il y a un savoir à acquérir, une méthodologie à assimiler, mais surtout une philosophie de cette profession à appréhender. Tout cela se prépare sérieusement. <!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">École des Avocats</span></strong><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Une fois votre examen réussi, vous serez admis dans l’une des onze <a href="https://www.cnb.avocat.fr/fr/annuaire-ecoles">Écoles des Avocats</a>. Votre formation durera 18 mois, et se décomposera de la manière suivante <a href="https://www.cnb.avocat.fr/fr/presentation-du-parcours-de-formation">(lien vers CNB) : </a></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li style="text-align: justify;">6 mois de formation à l&rsquo;école: l<span>e programme est entièrement tourné vers la pratique de la profession d’avocat et fait l’objet d’un contrôle continu.</span></li>
<li style="text-align: justify;">6 mois de stage en cabinet d&rsquo;avocats: l<span>e stage en cabinet d’avocats peut être effectué dans un des 164 barreaux de France, ou dans un barreau d’un autre Etat européen, peu importe le ressort de l’école</span>;</li>
<li style="text-align: justify;">6 mois de Projet Pédagogique Individuel: l<span>e PPI, proposé par l’élève et agréé par l’école, </span>consiste en un stage professionnel dans tout milieu en cohérence avec le projet de l’élève<span>, hors cabinet d’avocats d’un barreau français </span><i>(Ex. : entreprises, organisations professionnelles, juridictions, etc.)</i><span> et peu importe le ressort de l’école, même à l’étranger. Il peut aussi s’agir du suivi d’une formation relevant de l’enseignement supérieur.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Un examen final sanctionnera votre formation et vous permettra d’obtenir votre C.A.P.A. (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat).<!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Vous pourrez alors prêter serment : «<em>Je jure, comme avocat, d&rsquo;exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité » </em><!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Premiers pas dans la profession</span></strong><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez la possibilité dès votre prestation de serment de vous installer et de <a href="https://www.fnuja.com/L-Installation-L-Association-La-grande-aventure-du-Jeune-Avocat_a1945.html">poser votre plaque</a>. Je me permets de vous déconseiller cette option, car on a beau frôler les 25 ans et avoir derrière soi pratiquement 7 ans d’études supérieures, on ne sait rien. Ça peut être difficile à admettre, mais lorsque l’on commence à exercer, tout reste à apprendre. <!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">L’autre solution consiste donc à trouver un contrat de collaboration dans un cabinet d’avocats existant. Prenez le temps de vous renseigner sur la réputation des cabinets que vous allez démarcher. Il est important que vous puissiez rejoindre une équipe dont les valeurs sont en accord avec les vôtres.<!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">La collaboration libérale fonctionne de la manière suivante : pour un honoraire forfaitaire qui vous sera payé chaque mois, vous allez traiter les dossiers du cabinet. Parallèlement, ce cabinet va mettre à votre disposition ses locaux pour que vous puissiez développer votre clientèle personnelle. Cette clientèle personnelle est le gage de votre liberté. Admettons que la relation avec le cabinet se passe très bien, et qu’une association vous soit proposée : au lieu de simplement racheter des parts sociales du cabinet, vous pourrez proposer pour partie du paiement votre propre clientèle – elle a une valeur financière. Imaginons à l’inverse que la relation de collaboration se passe mal : grâce à votre clientèle personnelle, vous allez pouvoir quitter ce cabinet, et renoncer aux honoraires que l’on vous versait tous les mois, car vous disposez suffisamment de ressources (et de savoir-faire) pour pouvoir désormais vous installer à votre compte. <!-- divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;"><!-- /divi:paragraph --></p>
<p style="text-align: justify;">Dans profession libérale, il faut entendre liberté. La liberté se crée, s’entretient et se protège. Lorsque vous trouverez votre première collaboration, n’oubliez jamais cela : vous embrasser une profession libérale pour rester libre. Veillez à cela, et vous ferez honneur à votre robe. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p><!-- /divi:paragraph --></p></div>
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		<title>La parenthèse du bavard #2 – Le métier d’Avocat</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-2-le-metier-davocat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Augustin François]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 12:57:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[Chaque semaine, nous sommes sollicités pour accueillir des collégiens ou lycéens en stage au sein du cabinet. Lors de Forum des Métiers auxquels je participe, le stand « Avocats » est toujours pris d’assaut. La profession fascine, interroge, mais vous savez rarement ce qu’est la réalité de notre métier ni les études à poursuivre pour devenir avocat. 

Je vous propose de découvrir notre profession dans cet article, puis les études supérieures à suivre lors d’une prochaine parution.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Chaque semaine, nous sommes sollicités pour accueillir des collégiens ou lycéens en stage au sein du cabinet. Lors de Forum des Métiers auxquels je participe, le stand «&nbsp;Avocats&nbsp;» est toujours pris d’assaut. La profession fascine, interroge, mais vous savez rarement ce qu’est la réalité de notre métier ni les études à poursuivre pour devenir avocat.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous propose de découvrir notre profession dans cet article, puis les études supérieures à suivre lors d’une prochaine parution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Profession&nbsp;: Avocat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Avocat est celui qui est censé connaître les lois, et grâce à cela assister tout un chacun pour qu’il puisse faire valoir ses droits. Il l’informe, le conseille, et devant les tribunaux, porte sa parole.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fonction de la matière privilégiée, l’Avocat aura plutôt une activité de conseil ou une activité plaidante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Avocat exerce principalement en libéral. C’est-à-dire qu’il n’est ni salarié, ni fonctionnaire. Il n’a pas de patron, mais doit quand même rendre des comptes auprès de chacun de ses clients. Il lui appartient en effet – à partir du moment où il accepte de prendre en charge une affaire – de tout mettre en œuvre pour faire prospérer l’action de son client.&nbsp;&nbsp;L’avocat libéral assume seul ses charges (loyer, assurance maladie, cotisations retraite, allocations familiales, etc.). Lorsque nous percevons des honoraires (c’est ainsi qu’on appelle les sommes payées par nos clients pour rémunérer notre travail), 50 à 60% serviront à payer ces charges.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avocat libéral organise son temps de travail comme il le souhaite, l’unique impératif étant les dates d’audiences. Notre liberté est donc très grande, mais implique un minimum d’organisation pour que notre activité reste viable. Contrairement à ce que j’entends souvent&nbsp;: non, on ne travaille pas seulement quand on en a envie, sinon notre cabinet n’y survivrait pas&nbsp;! Les congés payés n’existent pas chez les avocats libéraux. De fait, si l’avocat travaille, il facture ses prestations à ses clients et gagne de l’argent. S’il est en vacances, il ne travaille pas, ne facture pas, et par conséquent ne gagne rien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut savoir que&nbsp;chez les avocats, on distingue deux grandes familles&nbsp;: les privatistes et les publicistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein de notre cabinet, j’exercice une activité principalement privatiste&nbsp;: je m’occupe du contentieux (des litiges, des différends) qui opposent les personnes privées. Par «&nbsp;privé&nbsp;» on entend les personnes physiques comme vous et moi, et les personnes morales de droit privé, comme les entreprises, sociétés commerciales, les sociétés civiles, et autres organismes. Mon intervention peut donc concerner un litige entre deux voisins, un client et sa banque, un héritier et un notaire, un couple qui se sépare, un locataire et son bailleur, un salarié et son patron, etc. La défense pénale relève du droit privé également.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un avocat-publiciste traite des litiges qui opposent un usager (comme vous et moi) à une personne publique. Une personne publique peut être:</p>



<p class="wp-block-paragraph">=&gt; une administration: Mairie, Conseil régional, Préfecture&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">=&gt; un établissement public: établissement scolaire, établissement hospitalier, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type de contentieux peut concerner :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le recours d’un étranger contre une décision de la Préfecture qui lui ordonne de quitter le territoire français;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un patient du C.H.U. qui met en cause la responsabilité de l’hôpital après y avoir contracté une infection;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un cycliste qui agit contre la Mairie de DIJON parce qu’il a eu un accident place de la Libération à cause du sol trop glissant;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Privatistes et publicistes font les mêmes études de droit. Il y a juste un moment (souvent au niveau du Master) où on ne suit plus les mêmes enseignements. On passe le même examen pour entrer à l’école des avocats, et on est titulaires du même diplôme à la sortie. Le privatiste plaide devant le tribunal judiciaire et la cour d’appel. Le publiciste intervient devant le tribunal administratif et la cour administrative d’appel. Rien cependant ne nous empêche d’aller devant une juridiction que nous ne fréquentons pas habituellement. Je peux assister un client pour un litige avec son voisin au Judiciaire, et parallèlement saisir le Tribunal administratif pour un problème de permis de construire. Idem, un publiciste peut assister un patient victime d’une faute commise à l’hôpital devant le tribunal administratif, et s’occuper de son divorce devant le tribunal judiciaire. Les deux domaines ne sont pas «&nbsp;étanches&nbsp;». Néanmoins, vu le rythme auquel sont menées les réformes et promulgués de nouveaux textes, il vaut mieux limiter son domaine d’intervention pour garantir à nos clients un niveau de compétence élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes tous avocats, nous portons tous la même robe, et prêtons tous le même serment: «<em>Je jure, comme avocat, d&rsquo;exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité&nbsp;»&nbsp;</em></p>
]]></content:encoded>
					
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		<item>
		<title>La parenthèse du bavard #1 – Nouveau format d’actualité</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/la-parenthese-du-bavard-1-nouveau-format-dactualite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Augustin François]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 12:52:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’occasion de la refonte de mon site internet, je souhaite revoir ma manière d’animer la rubrique « actualités ». La nourrir implique que j’impute de mon temps de travail une plage dédiée à la création de contenu. Je tiens à ce que cette nouvelle parenthèse soit pour vous une fenêtre ouverte sur le monde des « bavards », autrement dit les avocats. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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				<div class="et_pb_text_inner"><!-- divi:paragraph -->
<p>A l’occasion de la refonte de mon site internet, je souhaite revoir ma manière d’animer la rubrique « actualités ». La nourrir implique que j’impute de mon temps de travail une plage dédiée à la création de contenu. Je tiens à ce que cette nouvelle parenthèse soit pour vous une fenêtre ouverte sur le monde des « bavards », autrement dit les avocats. </p>
<p>&nbsp;</p>
<!-- divi:paragraph -->
<p>« La parenthèse du bavard » aura vocation à présenter des notions juridiques liées au droit de la famille, les réalités du métier, les relations entre confrères, avec les juridictions, ainsi que tout autre thème inspiré de l’actualité. </p>
<!-- /divi:paragraph --><!-- divi:paragraph -->
<p>Par exemple en ce moment, les lycéens sont appelés à choisir leurs spécialités pour les classes de 1ère<sup> </sup> et Terminale, et à formuler leurs premiers vœux sur Parcousup. </p>
<!-- /divi:paragraph --><!-- divi:paragraph -->
<p>Il m’a semblé donc pertinent de préparer deux articles à leur attention : le premier présentant la profession d’Avocat, le second relatif au parcours d’études nécessaires pour entrer dans cette profession. </p>
<!-- /divi:paragraph --><!-- divi:paragraph -->
<p>J’espère au fil du temps pouvoir associer ces articles à un format audio, afin que le plus grand nombre puisse en profiter. </p>
<!-- /divi:paragraph --><!-- divi:paragraph -->
<p>En attendant les prochaines parutions, je vous invite parcourir le site pour prendre connaissance de mes domaines d’intervention, ainsi que des informations qui sont mises à votre disposition. </p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<!-- /divi:paragraph --></div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
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			</item>
		<item>
		<title>Le cabinet en vidéo</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/le-cabinet-en-video/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fournier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 08:54:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cabinet]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://fournier.lapreprod.fr/2021/06/16/le-cabinet-en-video/</guid>

					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div class="et_pb_section et_pb_section_7 et_section_regular" >
				
				
				
				
				
				
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				<div class="et_pb_video_box"><iframe title="Présentation Cabinet Fournier Dijon" src="https://player.vimeo.com/video/1040013309?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe></div>
				
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				<div class="et_pb_text_inner">Ce site a été conçu pour vous informer et vous aider dans vos démarches.</p>
<p>Mon cabinet se consacre essentiellement aux affaires familiales.</p>
<p>Divorce &#8211; Séparation &#8211; Résidence des enfants &#8211; Garde alternée &#8211; Pensions alimentaires &#8211; Prestations compensatoires &#8211; Droits de visite et d&rsquo;hébergement des grands parents</p>
<p>On reproche souvent à l&rsquo;Avocat son opacité quant aux honoraires, son indisponibilité et ses lenteurs.</p>
<p>Vous découvrirez sur ce site comment notre cabinet, alliant le travail classique de l&rsquo;Avocat aux technologies nouvelles, tente de répondre au mieux à vos besoins.</p>
<p>En partenariat avec <a href="http://www.avocatsbonfilsdijon.com">Maître Jean-Christophe BONFILS,</a> notre cabinet intervient de<span style="font-size: 14px;"> la défense de votre permis de conduire à l&rsquo;assistance devant une Cour d&rsquo;Assises, du contrat de travail au licenciement, de la séparation d&rsquo;un couple à son divorce, des loyers impayés aux droits de la construction, du droit public au droit fiscal, du droit de la responsabilité à l&rsquo;indemnisation des victimes, en droit des successions, en droit des étrangers.</span></p>
<p>Pour de plus amples informations je vous invite à visiter ce site. Vous y trouverez notamment des tarifs précis correspondant à chaque procédure.</p>
<p>Bonne visite.</p>
</div>
<p>&nbsp;</div>
			</div>
			</div>
				
				
				
				
			</div>
				
				
			</div></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>École inclusive – Un cadre législatif amélioré</title>
		<link>https://www.avocat-dijon-fournier.fr/ecole-inclusive-un-cadre-legislatif-ameliore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fournier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2020 11:22:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
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					<description><![CDATA[L’école inclusive se développe depuis une quinzaine d’année tant du côté de la loi que de l’adaptation des structures scolaires. Le but est de parvenir à mettre en place des pratiques pédagogiques différenciées et adaptables pour que tous les enfants en difficulté trouvent leur place dans la classe. Le 28 juillet 2019 a été promulguée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’école inclusive se développe depuis une quinzaine d’année tant du côté de la loi que de l’adaptation des structures scolaires. Le but est de parvenir à mettre en place des pratiques pédagogiques différenciées et adaptables pour que tous les enfants en difficulté trouvent leur place dans la classe.</strong></p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/ecole-inclusive.jpg" alt="école inclusive" title="école inclusive" class="caption" align="center" /></p>
<p>Le 28 juillet 2019 a été promulguée la Loi pour une « École de la confiance » qui institue un nouveau service public dédié à la scolarisation des enfants handicapés. Son but est de renforcer l&rsquo;arsenal existant et le principe d&rsquo;une école qui se veut toujours plus inclusive.</p>
<p>À cet effet, chaque département dispose désormais d’une cellule d’accueil (Aide handicap école 0 800 730 123) pour renseigner les familles concernées, envisager les aménagements nécessaires à la scolarité de l’enfant, ou encore recruter un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH).</p>
<p>Par ailleurs, d’ici 2022, des pôles inclusifs d’accompagnements localisés (PIAL) devraient couvrir tout le territoire. Ils vont permettre la coordination des intervenants auprès de l’enfant, et être à ses côtés dès la rentrée, là où avant il fallait attendre que l’enfant soit scolarisé pour définir ses besoins.</p>
<p>Enfin, les AESH seront recrutés au moyen de CDD de 3 ans (non plus d’un an) reconductibles en CDI afin de mieux les former.</p>
<p>Cette loi devrait permettre de sortir du système « un enfant = un aidant ». Une crainte pourrait naître quant à la qualité de l’accompagnement si l’intervenant doit suivre plusieurs enfants en même temps. C’est légitime. Il est néanmoins à espérer qu’en préparant désormais en amont la rentrée de l’enfant, plusieurs de ses camarades puissent être repérés et accompagnés.<br />
Dès lors un même intervenant pourrait s’occuper d’un groupe d’enfants, et éviter la sensation de « bulle » qui se développait pour certains d’entre eux. C’est en ce sens que cette loi se veut inclusive.</p>
<p>Poursuivez votre lecture en suivant ces liens :</p>
<p><a href="https://www.education.gouv.fr/la-loi-pour-une-ecole-de-la-confiance-5474">La loi pour une école de la confiance</a></p>
<p><a href="https://www.education.gouv.fr/ecole-inclusive-comite-national-de-suivi-du-30-juin-2020-305083">Le Comité national de suivi de l’École inclusive</a></p>
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